Extrait 2 d' Abba 5 du 8 décembre 2018


Question : J'aimerais savoir comment on doit vivre tous les évènements qui se passent en ce moment en France.

Abba : Ils partent de France, mais cela concerne l'ensemble de l'humanité. C'est l'appel à la liberté, à l'autonomie. Bien sûr, sur le plan purement visuel, cela peut être appelé une révolution de type universel. Mais quelle que soit l'apparence et la dureté des images, comme l'a exprimé notre sœur en Agapè perpétuelle, c'est au travers même de la douleur, de la souffrance de ces images, indépendamment de ce que te disent tes émotions de l'instant, que l'Agapè se dévoile.

Je ne peux pas te donner de technique, si ce n'est, si cela te dérange trop, de te réfugier au-dedans de toi. Mais en l'occurrence ici, les images que vous observez et que vous observerez, quelles que soient la dureté initiale et la souffrance initiale, sont transmutées naturellement, pas par une volonté d'envoyer de l'Amour, d'aider ou d'amortir le choc de ce qu'il se déroule, mais au contraire, en accueillant.

Accueillir ici ne voulant pas dire qu'il y aurait une espèce de satisfaction morbide ou encore une réjouissance, mais c'est ainsi, en traversant ce que la vie vous propose, sur l'écran de ce monde au niveau sociétal, comme au niveau des éléments en action, que vous comprenez que tout cela n'est qu'un théâtre et même la souffrance la plus justifiée face à cela, vous conduit inévitablement à Agapè, parce que cela est naturel et parce que l'instant de l'Agapè est venu et l'éternité de l'Agapè aussi, et que quel que soit ce qui se déroule, en vous ou sur l'écran du monde, Agapè sera toujours là. Vous vous reconnaîtrez en cela.

Voilà ce que je peux te répondre et là aussi, je ne peux que te conseiller de le vérifier par toi-même. C'est en le vivant que tu comprends. Et cela ne fait que commencer. Alors, le simple regard que vous portez sur les évènements en eux-mêmes, sur la scène du simulacre, où que vous soyez, regardez en votre intérieur, c'est-à-dire, si cela vous est intolérable, alors, dans certains cas, en vous coupant de cela, vous allez constater qu’Agapè est là.

Ce processus est naturel et spontané, il n'y a pas besoin d'un quelconque effort ni d'une quelconque technique. C'est de l'ordre du vécu et de la compréhension immédiate, qui ne fait pas appel à la réflexion ni à la compréhension mentale. C'est le vécu qui crée la véritable compréhension.

Je l'ai encore dit tout à l'heure et ce matin, quoi que fassent les guignols, pour reprendre l'expression du Commandeur, quoi qu'ils décident et quoi qu'ils fassent, en croyant contrôler les évènements, ils ne font que se consumer eux-mêmes dans le feu de l'Amour et de la vérité, même si ce feu devant passer par le simulacre et par la violence extrême au sein du simulacre.

Parce que autant vous pouvez souffrir en voyant ces images, vous amenant parfois à ne plus vouloir regarder et à rentrer dedans, dans votre cœur, le résultat sera toujours le même, Agapè. C'est l'instant où tu accueilles, la souffrance ne peut durer et elle t'est montrée comme une illusion qui passe. Agapè ne peut échouer, le guignol joue sa dernière scène, vous en êtes l’observateur ou vous êtes déjà sortis du théâtre de guignol, cela ne fait pas de différence.

Le théâtre et les guignols seront consumés comme l'observateur et comme celui qui a vu que ce théâtre n'existait pas. Et tout cela se réalise dans l'allégresse, je dirais, quelle que soit la souffrance et quelle que soit la dureté des images, ou de vos propres émotions par rapport à ces images. Ce que je veux dire par là, c'est que, aujourd'hui, la souffrance, la maladie et la peur vous amènent à la même Joie, au même Agapè. Vous êtes nombreux à le vivre, à le constater chaque jour, ce n'est plus qu'une question de temps, me direz-vous, mais cela se déroule en ce moment. Alors, il n'y a pas de technique ou de conseil par rapport à cela, mais simplement accepter.

Accepter ici n'est pas pris dans le sens de participer ou d'agréer quoi que ce soit, mais c'est bien plus l'acceptation de ce qui se déroule sur l'écran qui met justement fin à l'écran. Tout est parfaitement organisé, pas par les guignols, même s'ils le croient encore, mais par l'intelligence de la Lumière. Si cela ne vous apparaît pas encore, Agapè vous en convaincra, et ceci n'est pas dans six mois, ceci est, là aussi, maintenant.

Mais n'oublions pas que nous avons encore d'innombrables frères et sœurs, qui participent encore au théâtre de guignol, ne font qu'exprimer la soif de liberté et le besoin d'autonomie. Cette confrontation n'est pas un drame, malgré toutes les apparences et la souffrance. Ce n'est que la scène finale de l'embrasement en Agapè, non plus individuellement, mais de manière collective.

Vous n'avez personne à convaincre, vous n'avez personne à sauver, vous n'avez personne à prévenir, en respectant la liberté de chacun de croire jouer tel rôle ou tel rôle, parce que même le rôle le plus impliqué aujourd'hui se consumera de lui-même.

D'où le grand éclat de rire, qui se situe derrière toutes ces images et derrière ces guerres et ces violences apparentes, parce que la peur ne nourrit plus personne, même si vous l'éprouvez, l'Agapè prédomine sur tout. Tout ce que vous vivez actuellement, que cela soit sur l'écran du monde ou dans votre propre vie, dans vos souffrances ou dans ce qui vient vous toucher, il y aura toujours le même résultat, Agapè.

Vous n'avez pas non plus, là, besoin de me croire ou de suivre quoi que ce soit ou qui que ce soit, parce que vous êtes à la fois l'acteur, l'observateur, le scénariste et le metteur en scène qui, je vous rappelle, a existé dès l'instant de la création.

Cela finira dans un grand éclat de rire, dans un embrasement d'amour, une célébration d'Agapè du collectif de l'humanité, au moment de l’événement . Personne ne pourra en réchapper et d'ailleurs, qui aurait l'idée, ou la simple pensée d'en réchapper, et je pense que notre sœur en Agapè perpétuelle peut nous le confirmer.

Quoi que vous fassiez, quoi que vous ne fassiez pas, Nisargadatta l'avait déjà dit, j'ai utilisé cette phrase à de nombreuses reprises, et je me permets de vous la redonner : tout ce qui doit arriver arrivera, quoi que vous fassiez, tout ce qui ne doit pas arriver n'arrivera pas, quoi que vous fassiez. Et cela va vous être démontré, qu'il n'y a aucun choix possible, si ce n'est s'offrir la liberté. Aucun libre arbitre ne peut s'y opposer, aucune histoire ne peut vous en détourner.

 

 
 



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